Saint Césaire d'Arles  

Vie de Saint Césaire d’Arles

 

 

 

L’esprit monastique et le zèle apostolique dominent la vie de Saint Césaire.

Né en Bourgogne vers 470, il fait profession à Lérins où son ardeur et son application dans le respect des règles monastiques l’affaiblissent et le rendent malade. Envoyé en repos en Arles, l’Evêque Eone, un de ses parents l’ordonne prêtre, lui donne la direction d’un monastère et supplie qu’on en fasse son successeur.

Evêque, il vit en moine, adonné à la prière et à la pénitence. Il innove en fondant

un monastère de religieuses que dirige sa sœur ; il le dote d’une règle qui rayonne ensuite sur plusieurs monastères.

Il se fait missionnaire itinérant dans tout son diocèse, multipliant et développant

les lieux de culte, luttant de toutes ses forces contre la superstition, l’ivrognerie, l’impureté et l’adultère.

En 513, le pape Symmaque lui remet le pallium, vêtement liturgique manifestant

le lien entre l’Eglise de Rome et l’Eglise d’Arles.

Il prend part à de nombreux conciles où, disciple de Saint Augustin, il défend

son enseignement sur la grâce. Ses traités, ses sermons, ses homélies furent si connus qu’il passa pour l’évêque le plus importants des Gaules.

Arrêté par deux fois sous des prétextes mensongers, il fut exilé un temps à Bordeaux par le Roi Alaric puis à Ravenne par le Roi Théodoric. Reconnu innocent,

sa libération entraîna ses compagnons d’infortune.

Accablé par les infirmités et l’âge après avoir dirigé son troupeau pendant quarante années (503-543), il alla rejoindre son Maître en la veille de la fête de Saint augustin de l’an 543.

Le 3 novembre 1964, il fut proclamé patron secondaire du Diocèse d’Aix et d’Arles
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